Mystère dans la vallée des Rois

Miss Berwick et moi bavardions tranquillement dans sa cuisine devant une bonne tasse de thé lorsque nous entendîmes la porte de l’appartement de mon ami Lamark s’ouvrir brusquement.
— Mister O’Witte ! Miss Berwick ! Venez me rejoindre au plus vite, cria-t-il du haut de l’escalier intérieur qui séparait nos deux logements.
Nous nous levâmes d’un bond et nous nous précipitâmes au bas des marches.
Mon camarade, les mains sur les hanches attendait sur le seuil de sa porte.
« Montez, nous dit-il, j’ai une bonne nouvelle importante à vous communiquer.
Un instant plus tard, nous nous retrouvions tous les trois dans son salon.
« Mon anniversaire est dans quatre jours.
— Nous ne l’avons pas oublié, répondis-je, surpris. Nous n’avons jamais laissé passer, Margaret et moi, un seul de nos anniversaires.
— Mise à part que pour celui-ci, ce sera moi qui vous ferai un cadeau. Vous allez être réjoui.
Notre bonne gouvernante le regarda avec de gros yeux ronds.
— Je viens de recevoir une lettre de mon grand ami, le professeur Philémon Pécherol, éminent archéologue, et surtout, brillant égyptologue reconnu par ses pairs du monde entier, lequel nous invite à nous rendre en Égypte où il effectue des fouilles dans une nouvelle tombe découverte dans la vallée des Rois.
— Sensationnel ! m’enthousiasmai-je en frappant d’une main sèche le plateau de la commode en acajou de la pièce. Peut-être aurons-nous le temps de faire une courte croisière sur le Nil et de nous rendre au Caire afin de m'émerveiller devant la pyramide de Khéops, la première des 7 merveilles du monde, la seule encore debout de nos jours. Depuis le temps que je veux la voir, devant moi, de mes propres yeux.
— En Égypte ? s’affola Miss Berwick. Mais je n’ai pas de vêtements pour affronter un tel climat !
— Qu’à cela ne tienne ! répliqua Lamark. Dès demain, nous allons remédier à cela.
Le lendemain matin, nous étions tous les trois dans une boutique parisienne afin d’acheter les tenues vestimentaires conseillées aux touristes se rendant dans ce pays.
Margaret avait emmené Nelson, son perroquet du Gabon, chez son amie madame Feuillant qui, en cas de longue absence de Miss Berwick, le prenait volontiers en pension.

Quarante-huit heures après, ayant obtenu nos visas auprès du consulat égyptien à Neuilly sur Seine, nous étions tous confortablement assis dans un avion de la compagnie Egyptair à destination de Louxor. .......